CHANEL UN SUPPO ET AU LIT

Allo, Allo ‘Houston we’ve got a problem’. Le groupe Chanel n’était pas sur le pas de tir de Cap Canaveral, mais sur l’aire de lancement de l’ancien Palais de l’Industrie. Les femmes Chanel, logotypées arrivent doucement dans leur limousine noire, couleur de la marque, pour assister au show le plus snob le la couture (Snob = sine nobile – qui est sans noblesse) ainsi Madame Verdurin de Greffe et les membres de sa « coterie » étaient là.

Quant à Karl, il arrive dans sa Rolls-Royce Fantôme noir et grise, plaque monégasque, vitre teintée ultra noir, en interdiction total avec la loi. Les femmes avancent dans le lieu et ne tarissent pas d’onomatopée, toutes émoustillées devant ce suppositoire géant au milieu de la nymphe ‘euh, pardon’ au milieu de la nef. Attention, la fusée Chanel va partir. Karl, toujours plus inventif, fait un clin d’œil à son nouveau coup de cœur : le spationaute, Thomas Pesquet.

Le créateur, voulant atteindre les étoiles, réinvente l’espace sur le plancher des vaches, car au final le pétard mouillé a fait « Pschitt » ; la fusée en décollant finit pas se rétracter au plus grand désespoir des femmes m’environnant qui n’avaient pas reconnu un propulseur, mais un sexe toy géant, pensant que la maison reprenait le concept de Sonia Rykiel, Sodome et Gomorrhe ou la boutique coquine . Quelle déception pour ces dames !

Mais soyons sérieux, toujours l’iconique tailleur de tweed qui se transforme: dans un trompe-l’œil subtil, ses manches aux épaules carrées semblent sortir d’un gilet superposé. Les poignets sont couverts de longues mitaines argentées. Sous les jupes, les robes et les manteaux en tweed, des bermudas assortis complètent cette silhouette longiligne tour à tour noire, blanche, argent, grise ou ponctuée de touches de couleurs. Flashée de bleu et de violet électrique, elle scintille de paillettes, de fils irisés, de broderies de cristaux, de galons métallisés ou perlés

Mais, la couture est ainsi, on voit ce que l’on veut bien voir, regarder un atome le change, regarder un homme le transforme, regarde l’avenir le bouleverse, regarder Chanel nous Karldioactive.

Anonymode