ZADIG ET VOLTAIRE, STUPEUR ET TREMBLEMENT

C’est un « sein en hiver » que « Zadig et Voltaire » nous présente, une couture qui « n’était guère épais », comme dirait Lev Nikolaïevitch, une collection de tapineuses, de routiers, habituels barbares de la création qui surfe entre le zig et le zadig pour nous présenter au final un Orient de bas étage. Fin de série du royaume de Babylone, une couture pensée dans la rue et cousue sur la borne, mais la vermine éphémère démange un instant, puis périt ensuite.

La marque suit les préceptes de Zoroastre : « celui qui a de vieux chameaux » (traduction littérale). La princesse Rania de Boors pousse des petits cris à la vue d’un ensemble où la poitrine est masquée seulement d’une résille largement ajourée. Je lui demande : « à quoi pensez-vous ? » C’était déjà lui faire un compliment. Je pense me dit-elle qu’autrefois j »avais une poitrine comme cela ! Effectivement ses seins sont passés à la taille de mamelle à progéniture du Colosse de Rhodes, alors que son cerveau lui n’a pas bougé d’un iota.

Aimez-vous la collection, chère Madame ? Oui je suis plutôt séduite, dit-elle en regardant le bellâtre devant elle, qui ‘Harbour’ une musculation imposante et qu’elle voudrait bien en faire son ‘porc d’attache’. Un ‘Cul Pidon’ venait de décocher sa flèche pour venir mettre un peu de fantaisie dans ce show qui n’en finissait pas.

Chaque passage est plus affreux l’un que l’autre, et nous soumet à une torture visuelle digne d’Orange Mécanique.

Pour l’ouverture de leur boutique à New York, la marque a tapé un grand coup qui ne fera pas trembler Micromégas. Nous sommes dans un voyage qui, comme la fusée de Karl, ‘le suppo’, ne restera dans les annales, sauf pour la princesse qui se voit la main baisée par le grand con à la fin du show, qui en manque d’argent va certainement arrondir ses fins de mois avec la princesse de Boors. Cette présentation aura, au moins, servi à quelque chose. Peut être que le moche est un élément nécessaire à l’ordre du monde ?

Anonymode