FATIMA LOPEZ PARIS 2018

C’était le jour où tous les oiseaux étaient de sortie. Un pigeon jouait avec le vent au dessus de la mairie du quatrième comme pour s’inviter au spectacle. Les ailes bienveillantes de la Fashion Week sont venues se poser sur la scène, et Fatima était au septième ciel. Les ondes du désir et de la poésie étaient présentent, et contrebalançaient la vulgarité qui s’était assise à mes côtés, une Afida, qui plus là pas erreur que par désir, faisait tâche dans la poésie ambiante de la collection, mais tous les goûts sont dans la nature et dans les oiseaux il y a aussi des corbeaux.

C’est l’oiseau de Prévert, qui en serait étonné de la magie et de l’esthétique, comme un ‘geai’ de couture reconnaissable entre tous par ses couleurs vives, l’association des tons clairs et foncés attire toujours l’œil instantanément.

Le buste est bleu. Le bec stylisé est souligné, et il a fallu un œil d’un Falco peregrinus à la créatrice pour équilibrer l’harmonie, l’élégance et l’association des couleurs, souvent inattendues mais toujours gracieuses, silhouettes aériennes et colorées qui allient fluidité des tissus.

Quand le silence tomba sur la salle, Fatima allait chanter. Les yeux fermés on pouvait sentir les vibrations des modèles. Sous le feuillage, je suis comme un prince qui aperçoit un rossignol charmant, alors je veux sur le moment l’attraper et le mettre en cage; mais personne ne met en cage l’élégance et même Prévert l’avait compris.

Anonymode