SI LE PARFUM M’ÉTAIT CONTÉ

Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir comme une valse mélancolique et dans un langoureux vertige ! L’importance du parfum dans l’imaginaire de la sensualité n’a eu de cesse de croître. Dans l’antiquité, la Déesse Aphrodite était associée aux parfums. Les légendes racontent même que son huile de rose lui permettait de séduire ses amants. Aujourd’hui, en France, il se vend 152 000 flacons de parfums par jour, soit un peu plus d’un flacon par seconde, c’est la sensualité à portée de main.

Je souhaite vous parler d’un maître, un sculpteur de succès, un grand designer de contenus et qui a créé, à lui seul, plus de maisons sur la planète que Martin Bouygues. Ses succès tels que le ‘Flower de Kenzo’ a permis de façonner le monde de la parfumerie pendant plus de 50 ans. Aujourd’hui, âgé de plus de 80 printemps, il continue à travailler sans relâche pour imposer son style inimitable et, pourtant, souvent imité. Et, je ne parle pas des marketeurs qui viennent visiter ses bureaux et repartent comme des voleurs avec ses idées pour briller dans leurs réunions de marketing, habituellement plate d’idées, comme une réforme de l’Assemblée Nationale.

Avec « Flower de Kenzo », il a fait du couturier l’un des hommes les plus connus de la planète. Les bons créateurs sont comme une source de jouvence qui ne se tarie jamais. Malgré son âge, il garde un regard jeune sur notre monde et, avec Franck Sorbier, c’est l’un de mes créateurs préférés. C’est parce qu’ils ont su l’un et l’autre regarder au delà de l’image imposée par le politiquement correcte, qu’il réinvente le monde qui nous entoure. Des hommes qui transforment notre monde en transgressant celui-ci, comme une fracture ‘en Latin luxus’, la transgression.

Anonymode